Méthodologie
Comment le méta-test est construit, calculé, et où s'arrêtent ses prétentions.
Un détour par l'histoire
Aucun des onze volets du méta-test n'a été inventé ici. Chacun vient d'une histoire longue, parfois savante, parfois populaire, souvent les deux. La connaître aide à savoir ce qu'on peut demander à chaque instrument — et ce qu'on ne peut pas.
Les traits : d'un dictionnaire à six dimensions
L'idée de départ tient en une phrase, formulée par Francis Galton en 1884 : si une différence entre les personnes compte vraiment, une langue finit par lui donner un mot. C'est l'hypothèse lexicale. En 1936, Gordon Allport et Henry Odbert relèvent près de dix-huit mille termes de l'anglais décrivant des dispositions ; Raymond Cattell les réduit d'abord à seize facteurs. À partir des années 1960, les analyses factorielles convergent obstinément vers cinq — Tupes et Christal en 1961, Norman en 1963 — et Lewis Goldberg impose le nom de « Big Five » au tournant des années 1980. Paul Costa et Robert McCrae en font un instrument opérationnel, le NEO-PI, puis le NEO-PI-R en 1992, où chaque facteur se décompose en six facettes.
Le modèle aurait pu s'arrêter là. Mais à la fin des années 1990, Michael Ashton et Kibeom Lee refont l'étude lexicale dans une dizaine de langues — coréen, hongrois, italien, polonais, français — et voient apparaître un sixième facteur que l'anglais seul n'avait pas dégagé clairement : l'honnêteté-humilité, ce que nous appelons ici la probité. Ce facteur prédit ce que les cinq autres laissent passer : la fraude, l'exploitation d'autrui, l'appât du statut. C'est la raison pour laquelle le méta-test s'appuie sur le HEXACO plutôt que sur le seul Big Five, et pourquoi il donne les deux lectures.
Les types : Jung, puis Briggs et Myers
En 1921, Carl Gustav Jung publie Types psychologiques : une théorie des attitudes — introversion, extraversion — et des fonctions — pensée, sentiment, sensation, intuition. Ce n'est pas un test, c'est une clinique. Dans les années 1940, aux États-Unis, Katharine Cook Briggs et sa fille Isabel Briggs Myers, aucune des deux psychologue de formation, entreprennent de traduire ces intuitions en questionnaire utilisable — d'abord pour aider les femmes entrant en usine pendant la guerre à trouver le poste qui leur conviendrait. Elles ajoutent un quatrième axe absent de Jung, jugement contre perception, et publient l'indicateur en 1962.
Le succès sera considérable, et les critiques aussi : la coupure en catégories là où les scores sont continus, la stabilité imparfaite du type d'une passation à l'autre, la faiblesse des preuves prédictives (Pittenger, 2005). C'est pourquoi nous parlons ici de préférences et affichons les pourcentages de chaque axe : un profil proche de 50 sur une lettre n'est pas un type mal mesuré, c'est un axe peu tranché, et le rapport le dit.
L'ennéagramme : une tradition avant une mesure
Le symbole à neuf pointes circule dans les cercles de George Gurdjieff dès les années 1910, mais sans typologie de personnalité. C'est Óscar Ichazo, en Bolivie puis au Chili à la fin des années 1960, qui associe neuf passions à neuf points ; Claudio Naranjo, psychiatre, en rapporte l'idée aux États-Unis au début des années 1970 et la croise avec la psychologie clinique. Don Riso et Russ Hudson en tirent, dans les années 1990, une description systématique et un questionnaire.
L'ennéagramme n'a pas la légitimité académique du modèle en facteurs : sa validité reste discutée, et les études sérieuses sont rares (Newgent et al., 2004). Sa force est ailleurs — il parle de motivations, du « pourquoi » plutôt que du « comment », là où les traits décrivent des comportements. C'est pour cela qu'il figure ici, et pour cela que le rapport parle d'une zone plutôt que d'un type unique.
L'intelligence émotionnelle : une capacité, puis un best-seller
Peter Salovey et John Mayer donnent en 1990 une définition précise : percevoir, comprendre et réguler les émotions, les siennes et celles d'autrui, comme on parle d'une aptitude. Cinq ans plus tard, Daniel Goleman en fait un livre à des millions d'exemplaires, et le concept s'élargit — motivation, sociabilité, optimisme s'y agrègent. Deux familles de modèles coexistent depuis : les modèles d'aptitude, stricts, et les modèles mixtes, larges (Bar-On, 2006). Nous suivons les premiers : c'est pourquoi l'expression n'entre pas dans le score global mais est restituée comme un style, sans être notée.
Les forces, les moteurs, le rapport au savoir
Trois traditions plus récentes complètent le tableau. L'approche par les forces, née du courant de la psychologie positive — Donald Clifton dans le monde du conseil, Christopher Peterson et Martin Seligman avec leur classification des forces de caractère en 2004 — déplace la question : non plus « qu'est-ce qui ne va pas ? » mais « sur quoi appuyer ? ». Les inventaires de motivateurs professionnels, dans la lignée des ancres de carrière d'Edgar Schein, cherchent ce qui fait tenir dans la durée plutôt que ce qui fait réussir un jour. Enfin, l'apprenance, notion forgée par Philippe Carré en 2005, désigne le rapport durable d'une personne au fait d'apprendre — appétit, veille, profondeur, transmission — à distance des « styles » d'apprentissage.
Les styles d'apprentissage : une intuition séduisante
Le VARK, proposé par Neil Fleming et Colleen Mills en 1992, distingue quatre canaux d'entrée de l'information : visuel, auditif, textuel, kinesthésique. L'idée a connu un succès immense dans le monde de la formation, et une réfutation tout aussi nette : ni la revue critique de Frank Coffield et ses collègues en 2004, ni la synthèse de Harold Pashler et ses collègues en 2008 ne trouvent de preuve que l'on apprenne mieux lorsqu'on enseigne dans le canal préféré. La préférence existe, elle se mesure ; c'est l'appariement qui n'est pas démontré. Le rapport la restitue donc comme une manière d'aborder l'information, jamais comme une prescription pédagogique.
Ce que le méta-test en retient
Ces instruments n'ont ni le même âge, ni la même solidité, ni la même ambition. Les réunir dans une passation unique n'a d'intérêt que si l'on dit lequel repose sur quoi : c'est l'objet de tout ce qui suit. Le socle de mesure est le référentiel de traits, le plus documenté ; les typologies sont des langages greffés sur ce socle, utiles pour se dire et se faire comprendre, moins solides comme prédictions. Le rapport les présente dans cet ordre, et la page Typologie en donne le vocabulaire complet.
Construction de l'outil
L'outil est construit avec rigueur, méthode et sérieux ; ce n'est pas un instrument validé cliniquement.
La batterie compte 266 questions, dont neuf adaptées à votre profil en fin de passation. Elle se compose, dans l'ordre où le rapport les restitue :
- Six dimensions et 34 facettes HEXACO — 24 items propres à la probité, l'honnêteté-humilité du modèle HEXACO : quatre facettes (sincérité, équité, détachement matériel, humilité) à six items chacune (Ashton et Lee, 2007) ; et 120 items de traits dérivés de la banque publique IPIP (Goldberg et al., 2006), organisés selon la structure à 30 facettes de l'inventaire IPIP-NEO-120 (Johnson, 2014), à raison de six facettes par dimension et quatre items par facette. Ces 144 items alimentent les deux lectures.
- Lecture Big Five — aucun item propre non plus : les cinq facteurs sont la moyenne des six facettes de chaque domaine, toutes retenues, sur les 120 items de traits.
- Préférences cognitives et type MBTI — 24 items sur les quatre dichotomies issues des types psychologiques de Jung (1921), six par axe.
- Zone ennéagramme — 9 items adaptatifs de motivations profondes, tirés d'une banque de 27 (trois par type) et choisis en fin de passation d'après le profil.
- Quotient émotionnel — 12 items de vie émotionnelle (Salovey et Mayer, 1990 ; Goleman, 1995), quatre facettes à trois items.
- Talents — 18 items, approche par les forces, six talents à trois items.
- Savoir-être professionnel — 18 items, six postures à trois items, d'après les référentiels de compétences comportementales et relationnelles.
- Motivations professionnelles — 21 items, sept moteurs à trois items, d'après les référentiels de motivateurs.
- Rapport au savoir — 12 items d'apprenance (Carré, 2005), quatre registres à trois items.
- Préférences d'apprentissage — 8 mises en situation à quatre options, modèle VARK (Fleming et Mills, 1992).
Calcul des scores
Les questions d'échelle se répondent sur un Likert en cinq points, de 1 (« très inexact ») à 5 (« très exact »), traité en quasi-intervalle ; les items à clé inversée comptent 6 − v, où v est la réponse. Les huit mises en situation d'apprentissage (VARK) proposent quatre options, comptées par fréquence de choix.
Une échelle est la somme de ses items, normalisée de 0 à 100 : pour n items, score = (somme − n) / (4n) × 100. Exemple : réponses 4, 4, 3 et 5 sur une échelle à quatre items → somme 16 → (16 − 4) / 16 × 100 = 75.
Les clés d'inversion sont réparties pour neutraliser le biais d'acquiescement — la tendance à approuver quelle que soit la question. Chaque facette de traits porte deux items directs et deux inversés, chaque facette de probité et chaque axe cognitif trois et trois : un « oui » systématique ne déplace alors aucune dimension. Les échelles à trois items (quotient émotionnel, talents, savoir-être, motivations, rapport au savoir) portent deux items directs et un inversé, le partage exact étant impossible sur un nombre impair ; le décalage résiduel y est identique pour toutes les échelles d'un même bloc, et donc sans effet sur les classements.
Les ex æquo sont fréquents sur les échelles courtes. Ils ne sont pas départagés par l'ordre de déclaration des items — ce qui avantagerait toujours les mêmes profils — mais par un rang tiré des réponses elles-mêmes : deux passations identiques donnent le même résultat, sans que la position dans le code n'entre en jeu.
Les scores sont bruts, sans étalonnage populationnel : un score de 62 signifie 62 % du maximum théorique de l'échelle, pas « plus haut que 62 % des répondants ». Un étalonnage empirique (conversion en centiles) est prévu à mesure de l'accumulation des passations ; de même, les indices de cohérence interne (alpha de Cronbach, oméga de McDonald) seront publiés dès qu'un échantillon suffisant le permettra.
Une seule mesure, deux lectures
Sur les 266 questions, 144 portent sur les traits : 120 items de la banque IPIP et 24 items de probité. Ces 144 items produisent 34 facettes, et rien d’autre. Le HEXACO et le Big Five n’en sont pas l’un la projection de l’autre — ce sont deux lectures de ces mêmes 34 facettes, obtenues par deux agrégations différentes.
Le Big Five est la lecture la plus directe : chaque facteur est la moyenne de ses six facettes, toutes retenues. Le HEXACO recompose : chacune de ses dimensions est la moyenne de quatre facettes choisies, parfois empruntées à un autre domaine — la colère quitte ainsi le névrosisme pour entrer, inversée, dans l’agréabilité, exactement comme le modèle le prévoit. Seule la probité dispose de ses propres items.
Aucune des deux lectures n’est donc seconde. Elles disent la même mesure dans deux langues, et l’écart entre elles est lui-même une information : c’est ce que commente le rapport complet.
Cette couche de facettes ne concerne que les traits. Les 113 items restants — préférences cognitives, quotient émotionnel, talents, savoir-être professionnel, motivations, rapport au savoir, canal d’apprentissage — mesurent leurs échelles directement, par leurs propres items, et ne dépendent en rien des 34 facettes. S’y ajoutent les 9 items d’ennéagramme posés en fin de passation.
Modèle HEXACO
Les 34 facettes sont toutes mesurées par la même formule. La probité (honnêteté-humilité, H) est la moyenne de ses quatre facettes propres : H = ¼ (H1 + H2 + H3 + H4). Pour les cinq autres dimensions, la valeur HEXACO affichée dans le détail est une recomposition de facettes choisies qui imite la rotation propre au modèle d'Ashton et Lee — le repositionnement de certains traits entre dimensions, la colère quittant par exemple l'émotivité pour rejoindre (inversée, en « patience ») l'agréabilité. Les formules exactes :
Émotivité = ¼ [N1 (anxiété) + N6 (vulnérabilité) + ½ (O3 + A6) (sentimentalité) + N4 (sensibilité au regard d'autrui)]
Extraversion = ¼ [E3 (audace sociale) + ½ (E1 + E2) (sociabilité) + E4 (dynamisme) + E6 (enthousiasme)]
Agréabilité = ¼ [A1 (indulgence) + A6 (douceur) + A4 (flexibilité) + (100 − N2) (patience)]
Conscience = ¼ [C2 (organisation) + C5 (diligence) + C4 (perfectionnisme) + C6 (prudence)]
Ouverture = ¼ [O2 (sens esthétique) + O5 (curiosité) + O1 (créativité) + O6 (anticonformisme)]
Lecture Big Five
Les cinq facteurs du modèle en cinq facteurs sont obtenus sans recomposition : chacun est la moyenne simple de ses six facettes du référentiel commun. Ouverture = ⅙ (O1 + … + O6), et de même pour la conscience, l'extraversion, l'agréabilité et le névrosisme. Ce sont donc les mêmes réponses que celles qui alimentent les six dimensions, mais agrégées autrement : le Big Five ne connaît pas la probité, et il place la colère dans le névrosisme là où le HEXACO la reverse (inversée) à l'agréabilité. Névrosisme et émotivité, agréabilité Big Five et agréabilité HEXACO ne sont donc pas interchangeables — les écarts entre les deux lectures sont attendus, pas anormaux. Les cinq facteurs alimentent par ailleurs les axes du type MBTI et l'heuristique de l'ennéagramme, décrites plus bas.
Préférences cognitives et type MBTI
Chaque axe est un estimateur composite combinant la mesure native (module « Préférences cognitives », six items par axe) et le trait corrélé, selon les pondérations suivantes : E/I = arrondi [(2 pE + Extraversion) / 3] ; N/S = arrondi [(2 pN + Ouverture) / 3] ; J/P = arrondi [(2 pJ + Conscience) / 3] ; T/F = arrondi [(3 pF + Agréabilité) / 4], la corrélation trait-préférence étant plus lâche sur cet axe. La lettre est attribuée au seuil de 50. L'identité assurée/turbulente reprend le score d'émotivité. Ces pondérations s'appuient sur les corrélations documentées entre préférences de type jungien et dimensions de traits (McCrae et Costa, 1989 : r ≈ 0,40 à 0,74 selon l'axe). Lecture inspirée des types jungiens ; ce n'est pas le MBTI officiel, instrument propriétaire. Quand préférence déclarée et trait mesuré divergent de 25 points ou plus sur un axe, la synthèse le signale comme une tension, pas comme une erreur : deux mesures honnêtes peuvent dire deux choses vraies. Les prévalences de types affichées proviennent de l'échantillon national représentatif américain du manuel MBTI (Myers et al., 1998) : elles valent comme ordre de grandeur occidental, pas comme norme française.
Zone ennéagramme
Le calcul se fait en deux temps. D'abord une présélection par les traits : chaque type reçoit la moyenne de deux ou trois facettes signature, d'après les corrélats publiés entre traits et types (Newgent et al., 2004). Puis un étage adaptatif : pour les trois types présélectionnés, neuf questions de motivations centrales (trois par type, posées en fin de passation et choisies d'après votre profil) mesurent le « pourquoi » directement. Le score final de chaque type mesuré vaut arrondi [(2 motivations + heuristique) / 3] ; les types hors zone conservent leur score heuristique. Les trois centres d'intelligence (corps 8-9-1, cœur 2-3-4, tête 5-6-7) sont les moyennes de leurs triades.
Quotient émotionnel
Le quotient émotionnel est la moyenne de trois composantes : QE = ⅓ (conscience de soi + régulation + empathie). L'expression, c'est-à-dire la facilité à montrer ce que l'on ressent, n'entre pas dans ce calcul, et ce choix est documenté : les modèles d'aptitude (Salovey et Mayer, 1990) définissent l'intelligence émotionnelle par des capacités — percevoir, comprendre, réguler — dont l'expressivité ne fait pas partie, quand les modèles mixtes (Bar-On, 2006) l'intègrent comme compétence. Nous suivons les premiers : ce qui vaudrait compétence est l'à-propos de l'expression selon le contexte, pas son intensité ; être expressif ou pudique est une manière d'être, que le rapport restitue comme un style sans la noter.
Vie professionnelle
Trois volets la composent, tous calculés par la formule générale et ramenés sur 100. Les talents (12 items, six facettes de deux items) se lisent comme des savoir-faire naturels : ce qu'on fait bien sans avoir eu à l'apprendre. Le savoir-être (12 items, six facettes) réunit les compétences comportementales et relationnelles au travail. Les motivations (14 items, sept moteurs de deux items) recensent ce qui met en mouvement, et non ce qu'on sait faire : un moteur fort n'est pas une compétence, mais une condition pour tenir dans la durée à un poste donné — raison pour laquelle il figure au rapport à part entière.
Le savoir-faire technique, propre à chaque métier, n'est volontairement pas mesuré : un questionnaire de personnalité ne peut pas l'évaluer sérieusement. De la triade savoir / savoir-faire / savoir-être, le test couvre donc le savoir-être ici, et le savoir sous le titre suivant.
Apprenance
Le volet « savoir » réunit deux mesures de nature différente. Le rapport au savoir (12 items, quatre dimensions de trois items : appétit d'apprendre, veille et actualisation, profondeur de compréhension, transmission) donne quatre scores sur 100 et un score global qui en est la moyenne. Les préférences d'apprentissage (VARK) relèvent d'un autre format : huit questions à choix forcé, chacune attribuant un point à l'un des quatre canaux — visuel, auditif, textuel, kinesthésique.
Le résultat VARK n'est donc pas un score sur 100 mais une répartition de huit points, et c'est pourquoi il est présenté à part : additionner des choix forcés et des échelles d'accord n'aurait pas de sens. Un profil multimodal — trois canaux ou plus à deux points et au-delà — est fréquent et ne signale aucun défaut de mesure : il indique simplement que plusieurs supports fonctionnent aussi bien.
Des scores aux figures nommées
Neuf endroits du rapport ne se contentent pas d'un score : ils désignent une figure. Quatre reposent sur un calcul propre, décrit plus haut — le type MBTI et sa variante turbulente ou assurée, l'ennéatype, le centre d'intelligence dominant, et le canal d'apprentissage privilégié. Cinq suivent une règle unique et volontairement simple : l'échelle la mieux notée du volet donne son nom au profil. Dans l'ordre du rapport : le style émotionnel (la plus haute des quatre facettes émotionnelles, expression comprise), le talent d'or (le plus haut des six talents, appuyé par le deuxième), la posture professionnelle (la plus haute des six compétences comportementales et relationnelles), le moteur (le plus haut des sept moteurs de motivation) et la figure d'apprenant (le plus haut des quatre registres du rapport au savoir).
Ces cinq figures de dominante sont des raccourcis de lecture, pas des catégories. Trois limites méritent d'être connues. D'abord, seule la dominante est nommée : deux personnes dont les six scores diffèrent partout peuvent recevoir la même posture. Ensuite, quand les deux premières facettes sont à égalité ou presque, le nom retenu tient à peu de chose — c'est le classement complet, affiché juste à côté sous forme de barres, qui fait foi. Enfin, ces libellés n'ont pas de valeur normative : aucune posture, aucun moteur n'est meilleur qu'un autre, et le rapport ne les hiérarchise pas. Ils servent à se reconnaître d'un coup d'œil et à disposer d'un mot pour se décrire, rien de plus.
Le vocabulaire lui-même a été choisi hors du champ des typologies : ce sont des images — un fer de lance, un roseau, une vigie, un relais — et non des types au sens du MBTI ou de l'ennéagramme. Cette distinction est délibérée : elle évite de laisser croire que le méta-test produirait cinq typologies supplémentaires, là où il ne fait que nommer une dominante. L'ensemble des figures, avec leur pictogramme et la facette qu'elles traduisent, est décrit sur la page Typologie.
Confidentialité du questionnaire et des résultats
Les réponses au questionnaire et les résultats qui en découlent sont calculés localement, dans le navigateur de l'utilisateur. Ils ne sont ni transmis, ni stockés, ni consultés par TalisQualis : ils ne quittent pas l'appareil de l'utilisateur. La sauvegarde de progression repose sur le stockage local du navigateur, que l'utilisateur peut effacer à tout moment (bouton « Recommencer » ou réglages de son navigateur).
Repères bibliographiques
Les sources sur lesquelles s'appuient les items, les formules et les partis pris de lecture, y compris celles qui invitent à la prudence.
- Ashton, M. C. et Lee, K. (2007). Empirical, theoretical, and practical advantages of the HEXACO model of personality structure. Personality and Social Psychology Review, 11(2), 150-166.
- Ashton, M. C. et Lee, K. (2009). The HEXACO-60 : a short measure of the major dimensions of personality. Journal of Personality Assessment, 91(4), 340-345.
- Bar-On, R. (2006). The Bar-On model of emotional-social intelligence (ESI). Psicothema, 18, 13-25.
- Buckingham, M. et Clifton, D. O. (2001). Now, discover your strengths. New York : Free Press.
- Carré, P. (2005). L'apprenance : vers un nouveau rapport au savoir. Paris : Dunod.
- Coffield, F., Moseley, D., Hall, E. et Ecclestone, K. (2004). Learning styles and pedagogy in post-16 learning : a systematic and critical review. Londres : Learning and Skills Research Centre. — Revue critique des modèles de styles d'apprentissage, VARK compris.
- Costa, P. T. et McCrae, R. R. (1992). Revised NEO Personality Inventory (NEO-PI-R) and NEO Five-Factor Inventory : professional manual. Odessa : Psychological Assessment Resources.
- Cronbach, L. J. (1951). Coefficient alpha and the internal structure of tests. Psychometrika, 16(3), 297-334.
- Deci, E. L. et Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits : human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227-268.
- Fleming, N. D. et Mills, C. (1992). Not another inventory, rather a catalyst for reflection. To Improve the Academy, 11, 137-155.
- Goldberg, L. R., Johnson, J. A., Eber, H. W. et al.(2006). The International Personality Item Pool and the future of public-domain personality measures. Journal of Research in Personality, 40(1), 84-96.
- Goleman, D. (1995). Emotional intelligence. New York : Bantam.
- Johnson, J. A. (2014). Measuring thirty facets of the Five Factor Model with a 120-item public domain inventory (IPIP-NEO-120). Journal of Research in Personality, 51, 78-89.
- Jung, C. G. (1921). Psychologische Typen. Zurich : Rascher. — Traduction française : Types psychologiques, Genève : Georg, 1950.
- Lee, K. et Ashton, M. C. (2004). Psychometric properties of the HEXACO Personality Inventory. Multivariate Behavioral Research, 39(2), 329-358.
- McCrae, R. R. et Costa, P. T. (1989). Reinterpreting the Myers-Briggs Type Indicator from the perspective of the Five-Factor Model of personality. Journal of Personality, 57(1), 17-40.
- McDonald, R. P. (1999). Test theory : a unified treatment. Mahwah : Erlbaum. — Source du coefficient oméga.
- Myers, I. B., McCaulley, M. H., Quenk, N. L. et Hammer, A. L. (1998). MBTI Manual : a guide to the development and use of the Myers-Briggs Type Indicator (3e éd.). Palo Alto : Consulting Psychologists Press.
- Newgent, R. A., Parr, P. E., Newman, I. et Higgins, K. K. (2004). The Riso-Hudson Enneagram Type Indicator : estimates of reliability and validity. Measurement and Evaluation in Counseling and Development, 36(4), 226-237.
- Pashler, H., McDaniel, M., Rohrer, D. et Bjork, R. (2008). Learning styles : concepts and evidence. Psychological Science in the Public Interest, 9(3), 105-119. — Conclut à l'absence de preuve de l'hypothèse d'appariement ; c'est pourquoi le VARK est présenté ici comme une préférence, non comme une prescription.
- Paulhus, D. L. (1991). Measurement and control of response bias. In J. P. Robinson et al. (dir.), Measures of personality and social psychological attitudes. San Diego : Academic Press, 17-59.
- Peterson, C. et Seligman, M. E. P. (2004). Character strengths and virtues : a handbook and classification. New York : Oxford University Press.
- Pittenger, D. J. (2005). Cautionary comments regarding the Myers-Briggs Type Indicator. Consulting Psychology Journal, 57(3), 210-221. — Limites psychométriques de la typologie ; la lecture proposée ici s'en tient à un langage de préférences.
- Podsakoff, P. M., MacKenzie, S. B., Lee, J.-Y. et Podsakoff, N. P. (2003). Common method biases in behavioral research. Journal of Applied Psychology, 88(5), 879-903.
- Riso, D. R. et Hudson, R. (1999). The wisdom of the Enneagram. New York : Bantam.
- Salovey, P. et Mayer, J. D. (1990). Emotional intelligence. Imagination, Cognition and Personality, 9(3), 185-211.
- Schein, E. H. (1990). Career anchors : discovering your real values. San Francisco : Jossey-Bass. — Référence des inventaires de motivateurs professionnels.
Le vocabulaire employé dans cette page est défini en Typologie. Pour juger du résultat plutôt que de la méthode, l'exemple de rapport est consultable en entier, et la page Rapport complet précise ce que la version payante ajoute. L'intention qui a présidé à la construction du test est dite À propos.